Tradition kabyle : louzea, une fête ancestrale
Les fêtes de village apportent de la couleur et de la tonalité à un quotidien souvent morose. Les traditions ancestrales ressuscitent à l’occasion de ces festivités tout ce qui mobilise la joie qui anime les places publique
louzea est une pratique très ancienne dans certains villages de Kabylie. Elle consiste dans le sacrifice de bestiaux dont l’on partage ensuite équitablement la viande entre les villageois. La viande constituée de petits tas que l’on appelle thakhamt. Elle est distribuée par foyer et par personne . Lors de cet événement, les petits étaient aux côtés des vieux et les pauvres côtoyaient les plus riches ; on se raconte des histoires, on explique le sens de cette pratique, on se sent plus proches les uns des autres.
De nombreux plats de la cuisine traditionnelle ont été remis à l’ordre du jour pour stimuler les papilles gustatives des participants et des invités. Diverses qualités de pain maison, aghroum, lemsemen, chfenj, des chorbas et autres préparations d’autrefois à base de légumes, de plantes, de pâte de semoule, d’orge, de maïs... Couscous, lait caillé, raisins secs, figues... tous les mets qui constituent la nourriture quotidienne du Kabyle.
Des bougies sont allumées pour égayer la cérémonie et des gâteaux distribués à la ronde. , un vieux barde, déclame ses poèmes à tout vent pour accompagner “l’ourar l’henné” comme on l’appelle( la fete). L’assistance est ravie et exprime sa satisfaction par des applaudissements entrecoupés par les youyous. Les villageois veillent jusqu’au petit jour bercés par la musique et les chants des Idebalens ( un groupe folclore)
le matin, les enfants à circoncire arrivent dans leurs habits de cérémonie.
Ils sont conduits au centre de santé du village, accompagnés de leurs parents, de leurs proches . “Autrefois, la circoncision se faisait à la maison par un vieux patriarche le hémi qui faisait directement au ciseau sans anesthésie, ni autre. Les règles d’hygiène étaient toutes relatives à cause du manque de moyen. Aujourd’hui, c’est mieux et l’on est plus assuré, la médecine fait quelquefois des miracles...”, nous dira un gentil vieillard. “
et la fete continue jusqu'a uneheure tardive
QDVB